jeudi 18 octobre 2012


-« Tout individu est un appareil extrêmement sensible. Le mécanisme ondulatoire et vibratoire qui l’alimente, voire le programme, se répercute en impressions, sensations, et émotions, par le biais du système nerveux qui constitue un véritable réseau de communication et de circulation d’énergie. Le développement de notre sensibilité, donc de nos récepteurs internes, déterminera le degré de conscience que nous avons de l’influence vibratoire et de ses effets. Plus cette sensibilité est « sourde », plus les impressions que nous recevons s’accumulent à l’insu de notre conscience dans la mémoire subconsciente.  Être plus vigilant, plus prudent, plus attentif, plus réceptif, c’est être plus intelligent et conscient. Moins inconscient devrais-je dire… Nos facultés sensorielles et extra-sensorielles existent, programmées dans notre cerveau, mais elles ne sont pas suffisamment développées. Elles somnolent.  Nous sommes d’autant plus vulnérables aux influences négatives qu’aucun mécanisme apparent ne sonne l’alarme au désordre.
 Sur le plan physique, heureusement pour nous, les brèches dans nos mécanismes de défense sont relativement rares. La réaction de défense c’est la maladie. Le développement de nos facultés et de notre conscience passe par notre système nerveux qui s’étend autant sur nos fonctions et activités involontaires que volontaires. Le développement de la conscience est le plus grand défi de l’individu …et de l’Humanité. Et peut-être le plus bel acquis des Québécois. Nous sommes des privilégiés au Québec. Notre sensibilité est demeurée relativement vive, car nous nous sommes en quelque sorte des bâtards culturels. Le mélange de nos influences françaises, amérindiennes, britanniques, canadiennes et américaines a produit chez nous une sensibilité créatrice qui est notre plus belle ressource naturelle. D’une certaine façon, nous sommes plus proches des Américains que des canadiens anglais. Eux cultivent la liberté, nous cultivons la créativité. Eux manquent sans doute de raffinement,  de culture générale, de sensibilité aux autres pays, nous manquons de rigueur,  de discipline, de constance dans l’effort, de sérieux dans l’engagement, de confiance devant l’incertitude. »

mercredi 26 octobre 2011

La philosophie de l'ego et la psychologie de l'âme

La psychologie est en quelque sorte la philosophie de l'ego et la philosophie la psychologie de l'âme. L'une, la psychologie, est unidimensionnelle dans la mesure où elle ramène tout à soi. L'autre, la philosophie, est intemporelle et interpelle la place de l'individu dans l'univers. Si la psychologie a pris toute la place depuis quelques décennies, c'est sans doute que l'individualisme, nourri grassement par les fantasmes capitalistes de la consommation, s'est donné des airs de vertu dans la valorisation personnelle. Sans l'éclairage de la philosophie, la psychologie embourbe l'esprit humain dans les calculs du relatif et du mesurable en lui donnant des airs scientifiques. Elle entretient aussi un univers compétitif et subventionné qui fait tourner le milieu de la recherche médicale et de l'industrie pharmaceutique, le marketing social et le développement économique. Par contre, lorsqu'elle est supportée par une recherche authentique, elle est un outil indispensable pour guider le cheminement personnel. Parce qu'elle interroge le sens de la vie individuelle dans le monde et le collectif, la philosophie ouvre naturellement l'esprit humain au phénomène de la transcendance, qui se manifeste habituellement dans les religions et les philosophies humanistes. Toutefois, cet engagement prend souvent la forme d'un radicalisme idéologique comme on peut le constater dans les comportements extrémistes que nous rapporte l'actualité internationale. Idéalement donc, l'un doit s'intégrer à l'autre. Ce qui est loin d'être le cas bien sûr. Il y a encore des éléments qui nous échappent. J'ai choisi pour ma part la grande voie du yoga, qui puise à toutes les sources, nous amène à la spiritualité, par la discipline de l'ego, la connaissance de soi, la conscience de Soi, et l'identification à l'Esprit.

jeudi 20 octobre 2011

L'attitude créatrice

L’expérience intime de soi-même doit nécessairement se réaliser dans une attitude créatrice, si l’on souhaite justement activer l’énergie créatrice en nous. C’est une condition sine qua non. Tout individu, doit rechercher le développement de sa créativité dans toutes les facettes de sa personne et dans le plus grand nombre possible d’activités. Le tantra yoga l’encourage d’ailleurs à rechercher, développer et exprimer intuitivement son potentiel et ses talents. Par exemple, par l’art,la culture, les disciplines sportives qui commandent une maîtrise de soi- même, le théâtre, la philosophie, etc. L’adepte doit acquérir le sens de la culture intérieure qui fera de lui un être nuancé, équilibré et ouvert d’esprit, intégré.

Fondamentalement, l’attitude créatrice, vient de la recherche positive et dynamique du sens de la vie et de ses manifestations diverses et variées, du sens de sa vie, et de la confiance que si tout a une cause, la cause première de notre existence est au diapason de la cause de l’univers lui-même. L’individu doit avoir soif d’absolu et demeurer sincère et honnête dans sa recherche de connaissance de lui-même. Il doit développer une philosophie basée sur un réalisme positif, car très tôt il est confronté avec la crudité de l’épreuve qui le remet en question et qui le place devant la nécessité de comprendre l’aphorisme suivant: l’illusion séduit, la réalité déçoit et la connaissance libère. D’autant plus que la sexualité est le creuset des atavismes de l’espèce et des conditionnements sociaux associés au pouvoir et à la dépendance.

L’attitude créatrice ne consiste pas à voir le monde et ses manifestations avec des lunettes roses. C’est même le contraire. Il faut comprendre qu’elle recèle en elle-même le principe de la remise en question,sans laquelle aucune évolution individuelle n’est possible. Comment évoluer sans changer ses habitudes et la dépendance envers ses habitudes?

Comment peut-on parler de liberté sans pouvoir choisir une voie nouvelle? Certes, la peur associée au changement, à l’inconnu qu’il appelle,est un obstacle réel sur la voie intérieure, mais il doit être surmonté par le désir de s’affranchir de l’esclavage intérieur. Un acte de volonté doit affirmer le pouvoir du changement et provoquer l’orientation de sa destinée.Il vaut mieux miser intelligemment sur la capacité extraordinaire de la nature humaine de s’adapter. La plupart des gens changent uniquement dans une période de crise.Ils le font généralement dans la douleur et la frustration,d’autant qu’il est pénible dans ces circonstances de changer ses habitudes mentales acquises de l’éducation et des
conditionnements sociaux.

mercredi 14 septembre 2011

Forcer la communication

Nous vivons dans une société qui encourage de plus en plus un individualisme réducteur, le chacun pour soi, qui valorise l’égocentrisme sous le couvert de la valorisation personnelle. Cette tare contemporaine est largement répandue dans bien des secteurs sociaux, bien alimentée par les mass média et la publicité qui conditionnent les mentalités à la société de consommation. On voit même apparaître de savantes théories dans le domaine de l’éducation, de la santé, de la culture et de la politique qui, avec des mots très spécialisés, justifient la mise en place de lois, de règles et de structures qui servent d’abord les intérêts financiers ou particuliers de compagnies, de corporations ou de groupes organisés. De plus en plus de spécialistes dans un nombre croissant de domaines donnent de plus en plus de services dans une société de plus en plus réglementée, compartimentée. Chacun dans son petit rôle, sa fonction, sa spécialité, au service du citoyen impotent, ce consommateur, ce bénéficiaire, ce client, ce numéro. Quand vient le temps de résoudre collectivement les paradoxes et les problèmes de la société qu’on pousse à grand frais vers la déshumanisation et l’égocentrisme de la consommation, les groupes d’intérêt de tout acabit s’emparent de la tribune des médias et dictent la communication publique. Les experts entonnent le chant cacophonique de la diversion pour défendre leurs intérêts en prônant le bien collectif. Pendant ce temps, le bon sens agonise dans la vie quotidienne du peuple, qu’on maintient dans la dépendance en cultivant son ignorance.

Voilà pourquoi, il faut provoquer la communication, car elle est l’instrument premier de la catharsis individuelle et collective. La communication force le besoin criant de mise en commun, de mise en relation, brise l’isolement, crée un pont entre les solitudes, prépare la solidarité. La communication informe, éclaire, nourrit, renforce, renouvelle, rend plus libre. Créer la communication, c’est mettre en situation, remettre en question, amener l’ouverture, aider, aimer.

mercredi 12 janvier 2011

La recherche intérieure

En observant avec lucidité les spécimens humanoïdes que nous sommes, nous constatons rapidement que si l'être humain connaît une quantité de choses sur son comportement extérieur, il demeure en général très ignorant dans la connaissance de lui- même. La peur, les tabous, les préjugés, les inhibitions, les complexes, les conceptions illusoires que nous entretenons sur nous-mêmes, sont autant de facteurs qui expliquent cette anomalie. Ces tares sont si imprégnées dans l’inconscient collectif qu’ils empêchent l’homme et la femme de se découvrir véritablement et d’exploiter normalement leur potentiel intérieur et leurs ressources spirituelles.

Comment peut-on être honnête avec soi-même et encore plus avec les autres si l’on a continuellement peur de se découvrir, de se voir tel que l’on est, et de solutionner véritablement les problèmes inhérents à sa propre évolution ? Comment peut-on rêver de santé, d’épanouissement, d’émancipation, de libération, de bien-être et de bonheur, quand on se fabrique avec autant d’acharnement un monde intérieur de mensonges, de compromis avec soi-même et les autres ?

En se cherchant de la sorte des excuses pour justifier leur complaisance dans la poursuite de leurs chimères, les humains oublient souvent la véritable raison de leur passage sur cette terre, la conquête d’eux- mêmes, celle qui permet d'accéder aux sources de la connaissance supérieure et des pouvoirs apportés à ceux et celles qui les auront mérités de haute lutte.

La plupart des grandes doctrines philosophiques n’ont permis que partiellement à l’humanité de trouver la voie de l'harmonie intérieure et de la plénitude. Elles ont appréhendé généralemement l’homme de manière fragmentaire, en mettant l’accent uniquement sur un aspect, soit sur le plan spirituel, soit sur son intellect, soit sur sa sensibilité, soit sur son corps, en négligeant les autres dimensions.

Quand donc comprendra-t-on qu’on ne peut parler authentiquement ou même rêver d’harmonie, d’émancipation et de libération sans respecter intégralement et continuellement le principe global et général qui assure l’intégralité de l’humanité ?

Qui se limite demeure limité, dit l’aphorisme du yoga.

mardi 4 janvier 2011

Pour une année fructueuse

Déjà 2011.

Les temps nous presse paraît-il…Programmés par ce conditionnement social, nous tombons dans un des plus grands pièges de notre époque: nous tentons de presser le temps. L’individu est soumis continuellement à une pression mentale qui bloque trop souvent ses fonctions physiologiques et psychologiques. Coupé de lui-même, il devient la victime facile des pressions et influences de toutes sortes. Il n’a plus de temps propre. Pour compenser, il cherche inconsciemment à combler son vide en s’alimentant paradoxalement des influences qui le pressent…Plus il est coupé de lui-même, plus son vide paraît sans fond, plus il dévore avec un appétit insatiable les « morceaux de temps» bien apprêtés qu’on lui sert, la plupart du temps pour des motifs mercantiles. Jusqu’au jour où son corps le rappelle à l’ordre. C'est son âme, ou sa sensibilité, ou sa conscience, ou son moi intérieur, c'est selon, qui crie…

Tout est rythme dans le cosmos et dans notre univers. La terre tourne autour du soleil, la nuit suit le jour, la marée monte, les saisons se succèdent, etc. Le grand mouvement de l’évolution est vibro-rythmique: expansion-rétraction, action-réaction, tension-détente, chaleur-froid, concentration-dilution, etc. Tout cela selon un rythme rigoureux, équilibré. À condition que la cupidité humaine ne détraque pas le mécanisme naturel. L’être humain a aussi ses rythmes. Sur le plan vital: sexuel, nerveux, respiratoire, circulatoire, digestif, etc. Mais l’alternance rythmique fait aussi « vivre » sa conscience à travers un processus psychique qu’on peut résumer en des termes bien simples: sommeil – rêve – éveil. Sommeil: passivité, inertie, récupération, maturation, régénération, etc. Rêve: espoir, projection, motivation, désir, vision. Éveil: transmutation, expansion créatrice, accomplissement,création. Voilà pourquoi le yoga prêche l’éveil. Il faut sortir l’âme de l’épaisseur de la matière.

Tous ces rythmes tiennent leur existence de la polarité. Quand les polarités sont en équilibre, il y a rythme parfait. Souhaitons-nous une année équilibrée, bien rythmée par les grands cycles universels.

jeudi 11 novembre 2010

La détente

Les portes du développement et du raffinement des sens ne peuvent s’ouvrir sans la détente qui permet à l’esprit de se concentrer activement sans contrainte. La clé de la prison que sont nos conditionnements individuels est la détente, sans laquelle tout épanouissement individuel est impossible. La détente maintient l’individu en équilibre, en harmonie, en laissant l’intelligence de la vie faire son œuvre.

Pour plusieurs, « se détendre » signifie trop souvent une évasion artificielle à travers une activité de divertissement qu’on veut la plus facile possible, soutenue souvent par l'alcool, une drogue ou un expédient quelconque. La plupart de ces moyens artificiels produisent un illusoire et éphémère bien-être. Car s’ils ralentissent temporairement, sournoisement même, les mécanismes d’auto-défense de l’organisme, en faisant oublier les complexes et les inhibitions, ils aggravent par contre le drame du retour à la réalité, celle qu’on ne veux pas nécessairement voir. Triste réalité que celle de l’individu qui tourne autour de lui-même pour ne pas se retrouver face à lui-même…

Le défi de la détente est d’abord psychique. Elle doit se traduire avant tout par un état d’esprit qui doit s’accomplir dans l’attitude et l’action. Elle requiert donc de la concentration et non de la diversion, à travers une prise de conscience d’une action de libération et de déconditionnement. Le yoga ne limite pas la notion de détente au plan physique. La réalisation du potentiel et l’élargissement de la liberté en nous, ouvrent les portes de l’intelligence créatrice qui nous anime et doit nous porter vers une société plus humaine et consciente, où les individus se libéreront des tensions paralysantes de l’ignorance et de l’immobilisme. Voilà la véritable détente intégrale. Car la détente agit en profondeur sur les conditionnements, véritables corsets qui compriment le psychisme, empêchent son éclosion et son expansion. Sur le plan individuel, elle stabilise le niveau de tension vitale et la polarité énergétique, maintient l’état de concentration (et de méditation) et régularise le mouvement créateur. L’équilibre psychique est favorisé par un état mental neutre, une ouverture d’esprit sans préjugé. Le centre entre les extrêmes, la voie du juste milieu, la lucidité.

La voie du centre ne s’ouvre pas dans la fuite, le retrait, le rejet de la vie. Au contraire. Elle se révèle dans l’expérience consciente de la polarité, dans l’expérience intégrale donc. C’est dans l’accomplissement que l’individu trouve la joie d’être, cette joie qui découle de la conscience d’être, en croissance d’être, dans la découverte de Soi.