Les portes du développement et du raffinement des sens ne peuvent s’ouvrir sans la détente qui permet à l’esprit de se concentrer activement sans contrainte. La clé de la prison que sont nos conditionnements individuels est la détente, sans laquelle tout épanouissement individuel est impossible. La détente maintient l’individu en équilibre, en harmonie, en laissant l’intelligence de la vie faire son œuvre.
Pour plusieurs, « se détendre » signifie trop souvent une évasion artificielle à travers une activité de divertissement qu’on veut la plus facile possible, soutenue souvent par l'alcool, une drogue ou un expédient quelconque. La plupart de ces moyens artificiels produisent un illusoire et éphémère bien-être. Car s’ils ralentissent temporairement, sournoisement même, les mécanismes d’auto-défense de l’organisme, en faisant oublier les complexes et les inhibitions, ils aggravent par contre le drame du retour à la réalité, celle qu’on ne veux pas nécessairement voir. Triste réalité que celle de l’individu qui tourne autour de lui-même pour ne pas se retrouver face à lui-même…
Le défi de la détente est d’abord psychique. Elle doit se traduire avant tout par un état d’esprit qui doit s’accomplir dans l’attitude et l’action. Elle requiert donc de la concentration et non de la diversion, à travers une prise de conscience d’une action de libération et de déconditionnement. Le yoga ne limite pas la notion de détente au plan physique. La réalisation du potentiel et l’élargissement de la liberté en nous, ouvrent les portes de l’intelligence créatrice qui nous anime et doit nous porter vers une société plus humaine et consciente, où les individus se libéreront des tensions paralysantes de l’ignorance et de l’immobilisme. Voilà la véritable détente intégrale. Car la détente agit en profondeur sur les conditionnements, véritables corsets qui compriment le psychisme, empêchent son éclosion et son expansion. Sur le plan individuel, elle stabilise le niveau de tension vitale et la polarité énergétique, maintient l’état de concentration (et de méditation) et régularise le mouvement créateur. L’équilibre psychique est favorisé par un état mental neutre, une ouverture d’esprit sans préjugé. Le centre entre les extrêmes, la voie du juste milieu, la lucidité.
La voie du centre ne s’ouvre pas dans la fuite, le retrait, le rejet de la vie. Au contraire. Elle se révèle dans l’expérience consciente de la polarité, dans l’expérience intégrale donc. C’est dans l’accomplissement que l’individu trouve la joie d’être, cette joie qui découle de la conscience d’être, en croissance d’être, dans la découverte de Soi.
jeudi 11 novembre 2010
mercredi 8 septembre 2010
La mort et l'injustice
On a pu lire et entendre les mots "injustice" et "mort injuste" dans de nombreux commentaires sur la mort relativement précoce de Claude Béchard à 41 ans et celle subite de Gervais Munger à 52 ans. Notamment pour souligner que les malheureuses victimes ne méritaient pas d'être frappées par la mort, compte tenu de leurs qualités personnelles, leur vie personnelle et professionnelle et la contribution qu'elles apportaient à la société.
Pourtant, on le sait tous, la mort, la fin de notre existence, nous attend au bout de notre vie. Plusieurs mourront vieux, d'autres très vieux, certains dans la force de l'âge, d'autres plus jeunes, d'autres encore très jeunes. Nul ne peut expliquer pourquoi avec clarté et simplicité. Chacun a son histoire, chacun a son destin. Lorsqu'on l'examine crûment avec des yeux terrestres, la mort est une réalité cruelle qui nous dépasse. Elle est adversaire de la vie et l'enlève souvent douloureusement, apparemment injustement.
En vérité, la mort est la principale question de notre vie. Elle interpelle le sens de notre existence, et nous force à en entrevoir la fin tôt ou tard. D'où la question principale: pourquoi et comment intégrer la mort dans la vie, dans sa vie et après sa vie ? Ici nous entrons dans l'univers des religions, des philosophies, de la spiritualité, de l'athéisme même et de tout autre effort humain qui questionne la transcendance. Les réponses aux questions qui portent sur les notions de destin, de justice, de mérite et de finalité deviennent alors plus complexes, globales, intuitives. Et commandent me semble-t-il l'humilité qui s'impose devant le mystère qui plane, l'univers qui poursuit sa course, la conscience qui veille...
Pourtant, on le sait tous, la mort, la fin de notre existence, nous attend au bout de notre vie. Plusieurs mourront vieux, d'autres très vieux, certains dans la force de l'âge, d'autres plus jeunes, d'autres encore très jeunes. Nul ne peut expliquer pourquoi avec clarté et simplicité. Chacun a son histoire, chacun a son destin. Lorsqu'on l'examine crûment avec des yeux terrestres, la mort est une réalité cruelle qui nous dépasse. Elle est adversaire de la vie et l'enlève souvent douloureusement, apparemment injustement.
En vérité, la mort est la principale question de notre vie. Elle interpelle le sens de notre existence, et nous force à en entrevoir la fin tôt ou tard. D'où la question principale: pourquoi et comment intégrer la mort dans la vie, dans sa vie et après sa vie ? Ici nous entrons dans l'univers des religions, des philosophies, de la spiritualité, de l'athéisme même et de tout autre effort humain qui questionne la transcendance. Les réponses aux questions qui portent sur les notions de destin, de justice, de mérite et de finalité deviennent alors plus complexes, globales, intuitives. Et commandent me semble-t-il l'humilité qui s'impose devant le mystère qui plane, l'univers qui poursuit sa course, la conscience qui veille...
lundi 22 mars 2010
La religion des hommes
La religion, comme la science, est une créature des hommes. Donc imparfaite... Lorsqu'ils ne sont pas aveuglés par l'orthodoxie ou leur carrière, les scientifiques admettent volontiers que tout est relatif aux connaissances forcément limitées qu'on peut avoir des phénomènes. Tout repose sur la rigueur de la méthode et la précision de la mesure. Conséquemment, une science lucide reconnaît son impuissance à mesurer l'absolu, notamment lorsqu'il s'agit de prendre la mesure de l'être humain. L'histoire de l'humanité nous l'enseigne, une science sans conscience est un navire sans gouvernail.
Les dirigeants religieux par contre revendiquent l'absolu, car ils soulignent que la religion est une voie permettant aux humains d'accéder au transcendant, au divin, généralement à la lumière des enseignements d'un "inspiré", Abraham, Jésus, Mahomet et quelques autres... Les règles et les codes qu'en tirent les convertis forment le dogme qui constitue la loi du système religieux. L'Histoire nous enseigne qu'au nom de ce dogme, les dirigeants religieux et leurs ouailles ont souvent commis les pires atrocités pour faire avancer leur cause. Le passé récent et l'actualité, internationale et québécoise, nous démontre malheureusement que les choses n'ont pas tellement changées. L'intégrisme religieux, qu'il soit islamique, juif, chrétien ou hindouiste sévit encore trop sur les continents, semant la haine, engendrant la violence, provoquant la division, alimentant les querelles inter ethniques, les affrontements culturels. Un intégrisme qui souille et pervertit la belle sensibilité et la recherche authentique d'absolu de nombreuses personnes.
Pourtant, les enseignements originels des religions prônent généralement l'amour, l'ouverture envers les autres, la nécessité de se connaître, l'importance d'un cheminement spirituel. En cela ils rejoignent les grandes traditions ésotériques, le bouddhisme, la philosophie zen, le yoga intégral, etc.
N'y aurait-il pas là l'indication que l'âme humaine recèle depuis toujours en elle-même l'étincelle cosmique qui la relie au transcendant, cette étincelle qui s'avive et devient un brasier irrésistible lorsque touchée par la Grande Inspiration Spirituelle ? La religion des hommes peut-être. L'homme religieux certainement.
Les dirigeants religieux par contre revendiquent l'absolu, car ils soulignent que la religion est une voie permettant aux humains d'accéder au transcendant, au divin, généralement à la lumière des enseignements d'un "inspiré", Abraham, Jésus, Mahomet et quelques autres... Les règles et les codes qu'en tirent les convertis forment le dogme qui constitue la loi du système religieux. L'Histoire nous enseigne qu'au nom de ce dogme, les dirigeants religieux et leurs ouailles ont souvent commis les pires atrocités pour faire avancer leur cause. Le passé récent et l'actualité, internationale et québécoise, nous démontre malheureusement que les choses n'ont pas tellement changées. L'intégrisme religieux, qu'il soit islamique, juif, chrétien ou hindouiste sévit encore trop sur les continents, semant la haine, engendrant la violence, provoquant la division, alimentant les querelles inter ethniques, les affrontements culturels. Un intégrisme qui souille et pervertit la belle sensibilité et la recherche authentique d'absolu de nombreuses personnes.
Pourtant, les enseignements originels des religions prônent généralement l'amour, l'ouverture envers les autres, la nécessité de se connaître, l'importance d'un cheminement spirituel. En cela ils rejoignent les grandes traditions ésotériques, le bouddhisme, la philosophie zen, le yoga intégral, etc.
N'y aurait-il pas là l'indication que l'âme humaine recèle depuis toujours en elle-même l'étincelle cosmique qui la relie au transcendant, cette étincelle qui s'avive et devient un brasier irrésistible lorsque touchée par la Grande Inspiration Spirituelle ? La religion des hommes peut-être. L'homme religieux certainement.
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