mercredi 8 septembre 2010

La mort et l'injustice

On a pu lire et entendre les mots "injustice" et "mort injuste" dans de nombreux commentaires sur la mort relativement précoce de Claude Béchard à 41 ans et celle subite de Gervais Munger à 52 ans. Notamment pour souligner que les malheureuses victimes ne méritaient pas d'être frappées par la mort, compte tenu de leurs qualités personnelles, leur vie personnelle et professionnelle et la contribution qu'elles apportaient à la société.

Pourtant, on le sait tous, la mort, la fin de notre existence, nous attend au bout de notre vie. Plusieurs mourront vieux, d'autres très vieux, certains dans la force de l'âge, d'autres plus jeunes, d'autres encore très jeunes. Nul ne peut expliquer pourquoi avec clarté et simplicité. Chacun a son histoire, chacun a son destin. Lorsqu'on l'examine crûment avec des yeux terrestres, la mort est une réalité cruelle qui nous dépasse. Elle est adversaire de la vie et l'enlève souvent douloureusement, apparemment injustement.

En vérité, la mort est la principale question de notre vie. Elle interpelle le sens de notre existence, et nous force à en entrevoir la fin tôt ou tard. D'où la question principale: pourquoi et comment intégrer la mort dans la vie, dans sa vie et après sa vie ? Ici nous entrons dans l'univers des religions, des philosophies, de la spiritualité, de l'athéisme même et de tout autre effort humain qui questionne la transcendance. Les réponses aux questions qui portent sur les notions de destin, de justice, de mérite et de finalité deviennent alors plus complexes, globales, intuitives. Et commandent me semble-t-il l'humilité qui s'impose devant le mystère qui plane, l'univers qui poursuit sa course, la conscience qui veille...

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