Au cours de toutes mes années de yoga, de lectures, de discussions, de méditations discursives, j'ai considéré et assimilé toutes sortes de réponses à la grande question de la mort, de ma mort. Dans les religions, la philosophie, l'ésotérisme, les voies spirituelles, l'athéisme même, les réponses sont là, multiples, multiformes, multidimensionnelles, multiplicatrices. D'authentiques chercheurs les ont véhiculées et ont fait avancer les connaissances et inspirer l'humanité dans sa quête de vérité. Mais, en bout de piste, quel que soit le chemin, la grande question demeure pour chacun. À chacun sa mort.
De plus en plus, la proximité de la mort, celle bien réelle d'un proche ou de la mienne encore inaccomplie, éveille en moi le sentiment lumineux de l'immortalité de la conscience. Je constate en voyant le corps inerte de mon ami que sa conscience a quitté. J'ai le pressentiment que sa conscience désincarnée s'envole pour un ailleurs libérateur. J'en ai en tout les cas le sentiment par ma propre expérience. En intériorisant la réalité de ma mort, totalement immobile, ma sensibilité s'avive, s'affine et s'unit à ma conscience dans le sublime sentiment de l'existence. Le dernier souffle me propulse alors dans le grand souffle...
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